Renée est née à la fin du XIXe siècle à Cherbourg, dans un milieu très modeste. Ne trouvant pas sa place entre la famille de son père décédé et celle de sa mère remariée, elle décide d’émigrer à 19 ans en cachette de son beau-père tuteur. Ce sera d’abord en Angleterre dans une famille qui l’accueille comme gouvernante, puis en Australie pour fuir le premier conflit mondial. Ce sera enfin aux États-Unis où elle se mariera et côtoiera la haute société de Washington. Elle n’oubliera pour autant jamais sa famille et ses racines normandes.
Récit captivant d’une existence courageuse et audacieuse pour l’époque, bousculant toutes ses conventions, rythmée par les rencontres et les longues traversées en paquebots.
Originaire de Normandie, Alain Delorme puise son inspiration dans les histoires qui ont façonné sa vie. Après « L’X, cette inconnue », récit personnel nourri de son propre parcours, il se tourne avec « Entre deux rives » vers la mémoire familiale. À travers ces deux ouvrages, il explore la manière dont les destins individuels s’inscrivent dans la grande histoire et se transmettent d’une génération à l’autre.
« Lumières douces, Ombres vives » rassemble des nouvelles où l’intime affleure sous la surface du quotidien, où chaque existence porte en elle une part de clair-obscur. D’un récit à l’autre, les vies s’écoulent à la manière d’un fleuve : parfois calmes, parfois heurtées, charriant souvenirs, blessures et éclats de grâce, suivant une ligne mélodique tantôt fluide, tantôt brisée.
De l’enfance habitée par des figures tutélaires aux cicatrices de guerre, des errances urbaines aux silences familiaux, Remi Huppert explore les moments de bascule – ces instants fragiles où une vie se révèle, se fissure ou se réinvente. Nés de ses rencontres ou modelés par son inspiration poétique, spirituelle et onirique, ses personnages avancent à tâtons, traversés par des élans de tendresse, de regret ou d’incompréhension. La douceur des lumières et la densité des ombres se font écho dans un constant va-et-vient, à la manière d’un jeu de variations sur une même partition.
Remi Huppert écrit à la lisière du clair et du sombre. Ses textes progressent par fragments, entre réminiscences et retenues. De l’enfance aux conflits, du passé aux traces qu’il imprime, il esquisse des figures en tension, ni tout à fait égarées, ni véritablement délivrées.