Le lundi à Bamako

Louis a tout pour réussir : de belles études, un poste de consultant bien payé, un goût sûr pour le café Nespresso et les tableurs Excel. Mais à bientôt trente ans, la crise de sens le guette ! 
Quand la Banque mondiale lui propose un poste à Bamako, il s’imagine en chevalier du développement, prêt à sauver le monde à coups de Powerpoints et de bonnes intentions.
Sur place, c’est la jungle de l’aide internationale qui l’attend : projets hors-sol, rapports absurdes, vacarme bureaucratique et egos démesurés, esprit néocolonial, clim en surchauffe et idéal en panne.
Dans cette comédie grinçante du progrès, les bonnes intentions grincent, les certitudes fondent et les illusions échauffent les esprits.
Un roman féroce et drôle sur la mondialisation des bonnes consciences.


Félix Boilève est polytechnicien et ingénieur des Mines. En 2020, il a soutenu une thèse sur la nature et la politique de l’expertise de la Banque mondiale. En voici le roman.

Va pour Emilie !

« On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes », dit le proverbe.
Émilie n’a pas eu la chance d’en être dotée dès sa naissance. Mais elles étaient néanmoins, forcément, quelque part ! Ce roman, à l’allure d’enquête policière, relate sa recherche acharnée et palpitante de ses origines. L’intrigue, haletante, se déploie entre la région parisienne et la Haute Provence, toujours splendide et parfois cruelle – région adorée par l’auteur qu’il décrit avec la passion du photographe et la précision chirurgicale du clinicien.
La vie d’Émilie aurait pu finir sur les marches d’une église, noyée par l’urine d’un chien. Elle survivra dans les crèches de l’Assistance Publique, alors infâmes, avant d’être adoptée par un couple bourgeois et secret, qui lui donne une solide éducation mais lui cache d’autant plus son histoire qu’il l’ignore. Devenue médecin, la jeune femme participera à la création du laboratoire de police scientifique de la PJ d’où elle pourra remonter le fil de sa vie.

Philippe Lévy est professeur de médecine. « Va pour Émilie ! » est son second roman, après « Le transit des corps », Balland (2010).

 

Kiss me, darling !

Une sympathique touriste mêlée bien malgré elle au cambriolage d’un musée londonien, un jeune couple de Liverpool cherchant à sortir d’une mauvaise passe, un Lord anglais amateur de whisky dont l’épouse se lance dans l’élevage des poules et des dindes, une jeune Française expatriée à Newcastle, une actrice un peu oubliée que l’actualité remet en lumière, un terrible crocodile capable de couper un buffle en deux d’un seul coup de mâchoires, un inspecteur de police perdu dans une bien ténébreuse enquête… Tels sont quelques-uns des personnages de cette histoire franco-britannique pleine de rebondissements hilarants qui nous mène tour à tour dans un grand hôtel de Londres, dans un Safari Parc, un château du Yorkshire, un café de Liverpool, un ball-trap de la campagne anglaise et jusqu’au parc d’attractions de Pleasure Beach, à Blackpool…

Avec « Kiss me, Darling ! » Benjamin Randow confirme son talent pour créer des personnages à la fois humains et attachants dans un roman où les péripéties d’une enquête policière et un vénérable coffret d’ivoire sont prétextes à de subtiles variations sur la vie de couple, dans lesquelles chaque lecteur assurément pourra se retrouver – entre Agatha Christie et Monty Python.

 

Des femmes. Toutes.

Dans les cahots de son train, entre Loire et Vézère, Mireille Diaz-Florian remonte le fil de sa lignée de haute naissance paysanne.

Les pages blanches et les silences du texte sont autant de haltes et de passages, à l’instar de ces gares et paysages où surgissent Alice, Eugénie, Angéline, Louise…

À chaque étape, la mémoire ressuscite leur passé oublié, comme le témoignage d’un siècle d’histoire des femmes. Toutes.

Méditation poétique et mémorielle sur la lignée féminine. 

Chaque portrait explore la condition féminine – travail, maternité, souffrance, résistance, transmission. Hommage sensible et lucide à la force des femmes anonymes, debout malgré la douleur et le temps.

Agrégée de Lettres et fondatrice de l’association Le Lire et Le Dire, Mireille Diaz-Florian est l’autrice de plusieurs ouvrages, dont une biographie de Catherine Pozzi. Elle anime des ateliers d'écriture.

 

(N)ostalgie

L’ostalgie est le sentiment de regret teinté de tendresse qu’éprouvent, par-delà ses aspects les plus sombres, celles et ceux qui ont vécu leur jeunesse en Allemagne de l’Est.

L’amour est souvent traversé par cette même nostalgie. On repense à un amour perdu, à des étreintes passées, à des promesses murmurées qui n’ont pas résisté au temps.

Comme d’autres outre-Manche, c’est derrière le mur de Berlin que le narrateur a connu sa première passion.

Au fil des pages de (N)ostalgie, il se souvient de son éducation sentimentale Unter den Linden – sous les tilleuls de la grande avenue berlinoise. L’amour et l’ostalgie se rejoignent dans ce parcours sur les traces d’une culture communiste oubliée.

Joël Moreau est agrégé de sciences économiques et sociales. Issu d’une famille du nord de la France, il vit aujourd’hui près d’Avignon.