MOSAÏQUES (de corps et d’âmes) III

Après « Mosaïques I », consacré aux corps et aux premières figures de l’identité, puis « Mosaïques II », qui approfondit les liens entre réminiscence, émotion et représentation, « Mosaïques III » – Épilogues – vient clore le parcours mémoriel des corps aux âmes auquel invite l’autrice.

Dans ce dernier volume, les thèmes de la famille, de l’amour perdu, de la disparition, de la maladie, de la quête d’identité et des confins de l’esprit s’entrelacent pour composer une réflexion sur ce qui demeure lorsque le temps transforme les êtres. 

À travers ces pages, l’artiste poursuit son exploration de la condition humaine et rassemble les fils dispersés des deux premiers volumes. L’épilogue n’est pas ici une conclusion, mais un moment de transmission et de métamorphose où les fragments d’une vie trouvent leur unité. Un parcours sensible et profond qui révèle, derrière la diversité des visages, l’universalité de nos existences.

De formation médicale, Anne Sylvie Poisson-Salomon développe une œuvre artistique qui s’exprime à travers la musique, la poésie et les arts graphiques.

MOSAÏQUES (de corps et d’âmes) II

Dans ce deuxième volet de « Mosaïques », l’attention se déplace des corps meurtris vers les chemins de la reconstruction. Après l’arrachement, l’exil et la fragmentation, surgissent des « individus métamorphiques » qui tentent de recomposer leur territoire intérieur à partir des fragments de mémoire, des liens préservés et des héritages reçus.

Alors que « Mosaïques I » explorait principalement la blessure, la rupture et la dispersion, « Mosaïques II » s’attache davantage aux processus de remembrement, de transmission et de renaissance. Les œuvres montrent comment des territoires disloqués peuvent se réassembler, comment les souvenirs douloureux deviennent matière à création et comment l’identité se reconstruit sans effacer les traces de la fracture initiale. Les cicatrices demeurent, mais elles deviennent les fondations d’une nouvelle manière d’être au monde.

De formation médicale, Anne Sylvie Poisson-Salomon développe une œuvre artistique qui s’exprime à travers la musique, la poésie et les arts graphiques.

MOSAÏQUES (de corps et d’âmes) I

« Mosaïques (de corps et d’âmes) » explore une traversée intérieure allant des origines charnelles et familiales jusqu’à la fragmentation du sujet moderne. À travers une langue dense et sensorielle, le texte met en scène la genèse et la décomposition de l’identité : mémoires éclatées, illusions fondatrices, violences intimes ou subies. Lyriques et brutales à la fois, les pages dessinent une cartographie de la « folie ordinaire », secrète et universelle, où le corps, le langage et le souvenir se mêlent jusqu’à se dissoudre.

L'accompagnement graphique prolonge et parfois anticipe le texte comme une seconde écriture : il ne l’illustre pas au sens narratif, mais en amplifie les tensions,  fractalisant ses motifs et matérialisant visuellement sa mosaïque intérieure – entre corps, mémoire et éclats de folie.

De formation médicale, Anne Sylvie Poisson-Salomon développe une œuvre artistique qui s’exprime à travers la musique, la poésie et les arts graphiques.

Mémoires de films au jardin du Luxembourg

Pourquoi, au jardin du Luxembourg, voit-on défiler des groupes d’Américains menés par des accompagnatrices coiffées d’un béret rouge ?

Rassurons-nous : aucune unité parachutiste n’a pris d’assaut le Quartier latin. Ces visiteurs suivent simplement les traces des lieux de tournage de la série « Emily in Paris », dont l’héroïne – adepte du béret rouge – apparaît dès les premiers épisodes en train de courir dans les allées du Luco.

Jardin parisien parmi les plus célébrés par les écrivains, le Luxembourg est aussi un décor de prédilection pour le cinéma. Plus de soixante films y ont trouvé leur cadre.

Après avoir peint ses chaises et rendu hommage à ses sculptures, Bernard Soupre lui consacre ici un troisième volet, en explorant cette fois sa présence à l’écran. À travers les vingt-huit films qu’il a choisis, il propose une nouvelle manière de regarder ce lieu singulier, révélant, derrière l’évidence du décor, la part de fiction qui en rafraîchit sans cesse la magie. 

Le Luxembourg fait son cinéma.

Depuis trente ans, Bernard Soupre explore le jardin du Luxembourg à travers huiles et aquarelles. Son regard d’artiste en dévoile des facettes insoupçonnées, au cœur du plus emblématique des parcs parisiens.

Io e Te

« Io e Te » est un livre de dialogue entre deux univers artistiques : celui de Fersten (1940-2025), dessinateur à l’humour tendre et décalé, et celui de sa fille Muriel Ferstenberg, peintre d’un monde plus mouvant, plus énigmatique. L’ouvrage est traversé par une réflexion sur la mémoire, la transmission et la filiation.

Les dessins de Fersten transforment les expériences les plus graves en sourires discrets. Derrière le gag et l’absurde affleurent pourtant la guerre, la perte et la fragilité humaine. Son humour apparaît comme une forme de résistance au chaos et à l’effacement.

Les peintures de Muriel Ferstenberg prolongent cet héritage en le métamorphosant. Ses figures humaines et animales, instables et souvent à la frontière de la disparition, explorent la vulnérabilité, le mouvement et l’incertitude de l’existence. Elles ne racontent pas des histoires ; elles donnent forme à des états intérieurs.

Au cœur du livre se trouve également un poème consacré à la disparition du père. Muriel y évoque le deuil, l’absence, le dialogue interrompu, mais aussi la persistance de l’œuvre et du lien. Peu à peu, la douleur s’ouvre à une forme d’apaisement : l’art devient le lieu où les deux parcours créatifs se rejoignent et continuent de vivre ensemble.

« Io e Te » n’est pas seulement un hommage filial ; c’est une méditation sensible sur ce qui demeure après la perte. Entre dessins, peintures et textes, le livre montre que la transmission est moins conservation que transformation, et que la mémoire peut être portée autant par l’émotion que par l’humour.

Muriel Ferstenberg est une artiste peintre française. Son univers pictural, marqué par une grande liberté chromatique et une forte expressivité, s’est développé à travers de multiples collaborations artistiques et culturelles, notamment autour de la mémoire et du spectacle vivant. Son travail a été exposé dans de nombreuses galeries en France et en Belgique.